Chapitre 2
ZOROASTRISME ET CHRISTIANISME


A
La tradition zoroastrienne


Cette idée d'une âme consciente de la Terre se retrouve dans le Mazdéisme et le Zoroastrisme sous la forme de "l'Ange de la Terre". Au rituel de l'Avesta, le vingtième jour du mois, est chantée cette phrase : "Nous célébrons cette liturgie en l'honneur de la Terre qui est un ange ". ("Terre céleste et Corps de résurrection dans le Mazdéisme " ; Corbin). Après la mort, l'âme rencontre la Terre dans la personne de son ange. Donc, l'Apparition de Bernadette correspondrait à " l'Ange de la Terre " des zoroastriens, ce qui expliquerait que cette apparition lui ait demandé de baiser le sol, comme nous le suggérions au début du chapitre. Ce serait en signe d'adoration de "Notre Mère la Terre ". D'après Corbin et plusieurs autres auteurs, l'angéologie est caractéristique du Zoroastrisme. C'est une des raisons pour lesquelles on a souvent dit que le Christianisme découle bien plus du Zoroastrisme que du Judaïsme, car il n'y a point d'angéologie dans l'Ancien Testament.

De même, dans celui-ci, il n'est guère fait allusion à la survie de l'âme après la mort. C'est ce qui permet aux témoins de Jéhovah de s'appuyer sur l'Ancien Testament pour nier cette survie et de développer une doctrine complètement matérialiste.

D'après les zoroastriens, l'homme possède quatre corps, dont deux immortels. Le premier de ceux-ci est justement celui dans lequel se trouve l'âme dans les trois jours qui suivent la mort. Il correspond donc au corps "éthérique" des anthroposophes. Ce corps est immortel en ce sens qu'il est partie intégrante du corps invisible de la Terre. Après le troisième jour, l'âme le quitte comme l'oiseau qui s'envole d'une branche de l'arbre. Mais la branche n'en meurt pas pour autant.

Cette tradition est donc bien différente des assertions personnelles de Steiner, fondateur de l'Anthroposophie. Pour lui, ce premier corps invisible, le plus dense après le corps physique, se disperse rapidement quelque temps après la mort physique. Il est vrai que cet auteur ne paraît guère s'être donné la peine de remonter aux sources. Il prétend s'appuyer sur sa seule clairvoyance, mais je n'ai jamais connu personne qui soit parvenu même à un soupçon de clairvoyance avec les méthodes qu'il donne pour la développer. Elles sont d'ailleurs tellement vagues qu'on se demande s'il en a vraiment eu seulement une. Toutes les personnes qui ont essayé d'expérimenter, d'après ses indications se sont aperçues qu'elles sont impraticables.

Avec le corps suivant, l'âme voyage à travers la nature et s'élève plus ou moins vers la lune et le soleil, puis d'autres luminaires célestes, d'où le nom de " corps astral " que la tradition occidentale a adopté pour ce corps.

Puis ce corps se dissout dans le cosmos. Enfin, un dernier "corps de lumière, qui ne porte pas ombre" et qui correspondrait au corps causal des théosophes, est éternel, siège de notre individualité. Aucun autre peuple, à cette époque, n'a été aussi précis et en même temps aussi rationnel dans ses descriptions de l'au-delà que le peuple Mazdéen.

C'est aussi chez les mazdéens qu'est née cette tradition qu'il se passe quelque chose de particulier pour l'âme dans les trois jours qui suivent la mort. Elle reste alors auprès du corps, ensuite seulement elle prend son essor. (La Vie Future d'après le Mazdéisme, Soderlun. Annales du Musée Guimet, Paris 1901). Cette idée d'un état particulier pendant les trois premiers jours après la mort a aussi été reprise par Rudolf Steiner et l'école anthroposophique, mais ils se sont bien gardés de jamais en indiquer la source.

Le futur prêtre zoroastrien devait passer par une initiation, après une période probatoire. Il devait rester isolé pendant un mois dans un lieu sablonneux. (" Sacerdoce zoroastrien à Nausari (Inde) " ; Mlle D. Menant, 1911). C'est dans cet ouvrage, pourtant ancien, qui se trouve à la Bibliothèque Nationale, que j'ai découvert les précisions les plus importantes sur les rites du Zoroastrisme permettant de stimuler le cerveau. Les autres auteurs décrivent les concepts et débordements imaginatifs résultant de cette stimulation ; débordements en harmonie avec les doctrines de l'époque. Mais seules ces techniques restent toujours valables et accélèreront les progrès de toutes les sciences quand les chercheurs se décideront à en user pour eux-mêmes.

Il en est de ces techniques de stimulation cérébrale, comme de l'interdiction de manger de la viande de porc dans la religion musulmane : à l'origine, c'était un précepte d'hygiène, à cause du risque de contracter le ténia solium. De même, le rite zoroastrien de la purification avec de l'urine de vache ou de taureau est justifié par nos connaissances actuelles sur l'antisepsie, puisque l'on recommande aux soldats d'uriner sur leurs blessures pour les désinfecter, en attendant de pouvoir recevoir les soins médicaux, à cause du pouvoir antiseptique de l'urine. Sans doute les zoroastriens avaient-ils remarqué que l'urine guérissait les infections cutanées. De même sont inclus des procédés dont la physiologie cérébrale peut maintenant comprendre l'excellence et les extraire de tout contexte religieux.

Par l'ouvrage ci-dessus, j'ai appris la nécessité pour le candidat à la prêtrise zoroastrienne, d'un isolement d'un mois dans un terrain sablonneux, quarante-cinq ans après que le maître zoroastrien que j'ai connu à dix-huit ans, m'ait dit, après m'avoir imposé les mains : " Dans un mois, vous serez transformé ". Or, c'est un mois après que j'ai eu des visions d'anges et d'autres encore plus belles, alors que j'étais apparemment par hasard, dans les dunes du nord de Berck-Plage. L'idée m'était déjà venue que la dune est le mouvement ondulatoire du sol.

Comme l'initiation consiste essentiellement à percevoir des rythmes dans la pensée, il existe une résonance analogique entre le paysage des dunes et le but recherché dans la vie intérieure. De plus, ce sol est brillant. Il intensifie donc la méditation par le mélange d'un certain degré de cophosphène avec les images mentales. Il est aussi très isolant. Les yogis hindous conseillent de méditer sur une peau de tigre qui, elle aussi, évite les déperditions d'électricité.

Au-dessus des dunes éventées, l'air est davantage ionisé négativement, par le frottement sur les grains secs et durs ; tandis qu'au-dessus des prairies et des forêts, l'électricité atmosphérique est pompée par les sels dissous dans l'humidité. J'ai montré dans divers ouvrages que l'ionisation négative de l'air favorise les phénomènes phosphéniques délicats, comme par exemple lors du "prodige solaire " de Fatima qui a eu lieu une heure après le maximum de taches solaires d'une périodicité de onze ans. Or, cette heure représente le temps nécessaire pour qu'un proton émis par le soleil, effectue le trajet jusqu'à la Terre. Cette particule, en percutant des molécules de l'air, produit des gerbes d'électrons négatifs. Si le Christ et combien d'autres ascètes se sont retirés dans le désert, c'est parce que d'instinct ils ressentaient l'effet favorisant du terrain sableux sur les phénomènes spirituels. De plus, dans ces zones, le soleil est bien plus brillant parce que l'air est plus sec.

Si les mazdéens et les zoroastriens ont été les peuples qui ont décrit les anges et la vie après la mort avec le plus de précision, cela vient du fait qu'ils avaient, depuis la nuit des temps, une plus grande pratique du mixage phosphénique sans l'avoir pourtant jamais analysé en détail. Celui-ci, quasi-automatiquement, nous ouvre les portes de l'autre monde.

Il est probable d'ailleurs, qu'un facteur accidentel ait été à l'origine de cette évolution : les régions où vivaient ces populations étaient les seules où le pétrole coulait à fleur de terre. Elles en avaient de telles quantités, beaucoup plus qu'il n'était nécessaire pour les besoins de l'époque, qu'à certaines fêtes elles le répandaient sur la mer et l'enflammaient, en guise de feu d'artifice. Or, les sorciers pygmées, pour voir par clairvoyance où est situé le terrain giboyeux, fixent une très grande flamme et non pas une petite mèche. Ceci nous indique bien qu'un fort éclairage pendant la méditation est nécessaire pour que s'ouvre l'oeil de l'esprit. Une petite chandelle n'est pas suffisante.

Ainsi on en est venu aux temples zoroastriens actuels, petits et carrés, où les fidèles ne viennent pas en grande foule mais les uns après les autres, afin de pouvoir tous approcher de la flamme pendant la prière. La flamme se trouve dans une deuxième enceinte carrée, au centre de la première. Chacune des faces latérales de ce cube est percée d'une fenêtre ogivale. Par ce dispositif sont éliminés le plus possible les infrarouges qui brûleraient le visage et empêcheraient de s'approcher.

Le prêtre chante des cantiques en ravivant la flamme qui, depuis bien longtemps, est en général entretenue au bois. Mais les premières expériences avec le pétrole avaient donné une connaissance suffisante des pouvoirs que donnent la prière et la méditation associées à la fixation d'une forte flamme, pour que la tradition ne s'en soit pas perdue. La civilisation qui s'est développée autour de cette coutume a pris une tournure spéciale, dont certains faits témoignent. Par exemple, à l'époque de la dynastie Sassanide, les pièces de monnaie étaient frappées à l'effigie du roi, debout en prière devant l'autel du feu sacré. La réputation des pouvoirs "magiques " des prêtres de Zarathoustra se répandit dans toutes les civilisations environnantes et même plus loin, comme bien des historiens en témoignent.

Nous comparerons cela à un fait découvert, il y a quelques années : il existe des sources thermales sous-marines très profondes. L'eau y atteint une température de 300 à 400 degrés (mais reste à l'état liquide à cause de la pression). Autour de ces sources ont évolué des êtres vivants qui ne ressemblent à aucun autre groupe connu. Leur cycle chimique ne repose pas sur la fonction chlorophyllienne, comme celui de tous les autres êtres vivants de notre planète, puisque l'énergie du règne animal vient de l'énergie solaire accumulée par les plantes. Leur métabolisme est tout autre, avec à la base, des bactéries qui sortent vivantes par la source à 350 degrés, après s'être nourries de roches !

De même, autour des groupes humains qui stimulaient leur cerveau grâce, à l'origine, aux flammes géantes et gratuites du pétrole, s'est développée une civilisation qui a pris une tournure particulière. Cette direction spéciale, unique sur la planète, était essentiellement basée sur l'acquisition de pouvoirs télépathiques fantastiques, comme j'en ai eu la preuve par mon maître Galip. Il est possible, de plus, que cette pratique, à travers les générations ait une influence génétique. Incomprise des civilisations voisines qui n'avaient pas les mêmes circonstances favorables, elle s'est repliée sur elle-même, d'où l'impression de " secrets initiatiques " détenus plus spécialement dans ces régions qu'ailleurs.

Mais les lois de Darwin ont joué. Ces peuples ont laissé s'atrophier des qualités que les autres développaient, parce que celles engendrées par leurs coutumes suffisaient à maintenir un équilibre entre les peuples voisins et eux. Mais il ressort clairement du rapprochement de ces faits que le Christianisme, avec son angéologie et la survie de l'âme après la mort, est une poussée du Zoroastrisme vers le Sud, qui a commencé par la venue des mages, prêtres de Zarathoustra, à la naissance du Christ.

Des preuves de plus en plus nombreuses s'accumulent maintenant, démontrant que le fondement de l'initiation zoroastrienne a été le mixage phosphénique, pratiqué instinctivement sans avoir été analysé en détail. Nous pouvons donc espérer que c'est par l'expansion de cette technique, avec toutes les précisions nécessaires pour sa facile application, que s'accomplira la dernière phrase de la liturgie zoroastrienne (Paul du Breuil, Zarathoustra et la transfiguration du monde, édition Payot, 1978) :

"Puissions-nous être de ceux qui travailleront au renouveau du monde!" (Zarathoustra).

B
Nietzsche et le mouvement Mazdaznan


Un aspect de ce rayonnement du Zoroastrisme en Allemagne fut le mouvement Mazdaznan, fondé par le docteur Hanish (1844-1936). C'est dans ce pays qu'il connut de beaucoup, le plus grand succès. Le Dr Hanish, né en Turquie, très malade dans son enfance, avait été confié à des moines zoroastriens qui avaient promis de le guérir. Élevé dans leur temple, il consacra ensuite sa vie à diffuser l'enseignement qu'il y avait reçu, après l'avoir adapté à la culture occidentale.

À ce sujet, relevons une erreur historique que l'on trouve parfois sous la plume de littéraires pourtant qualifiés par ailleurs. Il est faux de prétendre que le "Ainsi parlait Zarathoustra " de Nietzsche est sans aucun rapport avec le Zoroastrisme. En effet, il a personnellement connu le docteur Hanish en Allemagne. Son "Surhomme", c'est, sous une forme un peu confuse, l'homme dont le cerveau a été profondément transformé par l'habitude de penser en fixant une flamme.

J'ai beaucoup fréquenté le mouvement Mazdaznan de Paris avant la guerre et pendant l'occupation allemande, et le Phosphénisme, en effet, n'y était pas inconnu. Par exemple, lors de la fête de Noël, il était recommandé de fixer une flamme, puis de l'éteindre et de chercher à voir dans la luminosité consécutive (pour laquelle on n'employait pas le mot phosphène), les événements importants qui se produiraient dans l'année qui commençait. Ceci prouve qu'il a toujours existé un certain usage du Phosphénisme dans le Zoroastrisme pour développer la voyance, et explique qu'en conséquence, les zoroastriens percevaient facilement l'âme de la Terre.

Le Zoroastrisme n'est pas caractérisé par telle ou telle doctrine, mais par un jaillissement de doctrines, plus variées à cause du plus grand dynamisme mental qui résulte de l'habitude de prier en fixant le soleil ou une flamme.

Nietzsche n'a pas saisi que c'était cela sa racine. Il s'est contenté d'un flux en marge, comme quelqu'un qui recevrait l'eau d'une vague dans un récipient, sans saisir que cela n'a été possible qu'à cause de l'avance de la marée. Pour celui qui a suivi des années durant, comme je l'ai fait, l'enseignement mazdaznan, il semble même que dans l'oeuvre de Nietzsche il y ait, parfois, des attaques cinglantes contre cet enseignement, comme dans sa critique " un christianisme agrémenté de gymnastique ". Mais il n'en a pas moins profité de l'élan de vie qu'il en a reçu.

Quant à sa théorie du retour éternel, elle paraît être une caricature de la croyance de tout l'Orient en la réincarnation, idée déformée par un cerveau souffrant déjà de la maladie cérébrale sur laquelle il a terminé ses jours.

C
L'Anthroposophie de Rudolf Steiner


Comme on l'a vu, Rudolf Steiner a repris des traditions mazdéennes et hindoues et, bien que je ne reproche rien à la maison "Anthroposophie", qui est une maison très sérieuse du point de vue commercial, pour ce qui est de la philosophie développée par Steiner, de nombreuses critiques peuvent lui être adressées.

1. Les origines de la philosophie de Steiner


En effet, Steiner n'a pas été honnête du tout, du point de vue philosophique, car il n'a jamais dit qui avait été son maître. Il parle de Goethe, ce qui est une induction philosophique, mais ce n'était pas son maître ici-bas. En France, on parle toujours ainsi dans les milieux scientifiques : " Je continue l'oeuvre d'untel " ; " J'ai retranché ceci, j'ai ajouté cela… ", mais Steiner a caché l'identité de son maître.

Pourtant, on sait qui était ce dernier, car un jour, en montagne, il a rencontré un herboriste qui l'a conduit à son maître qui était un montagnard en Autriche. Les montagnards du temps de Steiner vivaient encore selon un mode préhistorique (Steiner est mort en 1925). Ceci n'a nullement un sens péjoratif : ils commençaient à prier en fixant le soleil, en arrivant dans leur champ. Or, Steiner a connu un homme qui possédait un don de voyance car il priait dans la montagne en fixant le soleil, ainsi que le reflet du soleil sur la neige, d'où une lumière très polarisée.

Donc, si Steiner avait été honnête, il aurait dû raconter ce qu'il avait vu faire par son maître, c'est-à-dire prier en fixant le soleil. Ceci aurait été très important pour l'humanité et il n'y aurait pas eu autant de guerres, en particulier celle de 1914.

Steiner aurait dû essayer de comprendre d'où venait le don de voyance de son maître. De plus, dans l'introduction au livre "Sciences Occultes ", on remarque que Steiner a puisé dans les traditions orientales, mais les a tronçonnées et par conséquent faussées. Par exemple, en ce qui concerne les chacras, il ne mentionne pas le chacra supérieur, ni le chacra inférieur, sans doute en raison de son éducation puritaine. Il ne parle pas non plus de koundalini. Or, il est question dans ses livres de la rotation des chacras, et les deux ne font qu'un : c'est un phénomène tourbillonnaire.

Steiner a réalisé une véritable " salade ", concernant Lucifer et Ahriman. À l'origine, Lucifer vient du latin lux-fero qui signifie " le porte-lumière ", et désignait la planète Vénus qui annonce le lever du soleil, d'où son nom d'étoile du berger. Les Anciens croyaient qu'il y avait deux étoiles : Vénus, c'est-à-dire Lucifer, et celle qui apparaît dans l'autre période du cycle de Vénus après le coucher du soleil. Plus tard, on a compris qu'il s'agissait de la même planète qui se manifeste différemment suivant son orbite. Lucifer était donc Vénus car le berger arrive avant le lever du soleil, pour que ses moutons puissent paître. Vénus est ensuite devenue un symbole : l'étoile qui annonce le lever du soleil, celui-ci ayant longtemps été comparé au Christ. À la fin du moyen âge, le mot a changé de sens, peut-être en rapport avec certains passages de la Bible ; et le nom de Lucifer a alors pris, en Occident, et pour des raisons philosophiques, le sens d'une puissance associée au diable.

Quant à Ahriman, l'évolution de ce concept est similaire : Autrefois, les nomades attaquaient les agriculteurs. Ceux-ci avaient besoin de soleil pour leurs cultures et avaient donc déifié le soleil et la lumière. Les populations qui avaient été repoussées dans le désert parce qu'elles ne savaient pas se battre sont, bon gré mal gré, devenues des nomades. Elles ont fait leurs dieux du froid et de l'obscurité, car, pendant la journée, elles souffraient de la chaleur. C'est donc un phénomène géographique qui a engendré cela. Seulement, à la longue, un événement planétaire s'est produit : les sédentaires sont venus à bout des nomades et ont mis Ahriman à la place de leur dieu des enfers ; c'est-à-dire qu'ils ont fait d'Ahriman le dieu du mal, se vengeant, entre autres de cette façon, des populations nomades. Ahriman est alors devenu le démon dans la religion zoroastrienne ; opposition bien et mal, ciel et terre, lumière et ténèbres.

Dans nos populations, une chose semblable est arrivée. En effet, la loi d'évolution des religions s'est produite chez nous : dans les imageries religieuses, le diable est toujours représenté sous terre et, en général, avec des cornes et des sabots. Ceci s'explique de la façon suivante : les Celtes avaient déifié les bovins qui leur fournissaient le lait et la viande, car dans les pays froids il faut davantage de calories que dans les pays chauds et, de plus, les bovins représentaient la force motrice. Lorsque les Romains ont colonisé les populations celtes, ils se sont également vengés des dieux celtes en les envoyant en enfer. Depuis ce temps-là, le diable a des cornes comme les bovins.

Steiner a donc provoqué une totale confusion en prenant des fragments de l'histoire des religions et en les associant n'importe comment, ce qui a donné un ensemble complètement incohérent et dépourvu d'intérêt. Il est regrettable qu'il n'ait pas plutôt songé à des réalités plus terre à terre, comme par exemple la construction de son Goetheanum, qu'il a réalisé entièrement en bois alors que l'ignifugation n'était pas connue, ce qui a entraîné la destruction par le feu de toute la partie antérieure de son monument.

Steiner aurait d'ailleurs dû se limiter au travail d'artiste, car la façade du Goetheanum est splendide, ainsi que le Christ en bois, sculpté par lui, que l'on peut voir à l'intérieur. (L'autre face ressemble à une caserne, car il n'avait pas assez d'argent pour la terminer).

2. Comment expliquer le succès de l'Anthroposophie en Allemagne?


Les Indes étaient possessions Anglaises, et ce fut donc surtout l'Angleterre qui se trouva imprégnée de la philosophie hindoue. La Théosophie fut par conséquent, tout d'abord, d'origine anglo-saxonne.

L'Allemagne a voulu une sorte de Théosophie qui ne dépende pas des Anglo-saxons. Et ce qui est tragique, c'est que comme les usines Krupp avaient payé la construction du Goetheanum, les anthroposophes ont dû renvoyer l'ascenseur : les anthroposophes faisaient partie de l'entourage de l'empereur Guillaume et ils se sont arrangés pour que la guerre de 1914-1918 dure beaucoup plus longtemps, afin que les usines Krupp rattrapent le coût de la construction du Goetheanum, en vendant davantage de canons.

3. Les cristallisations de Pcheiffer :


Le plus intéressant dans l'Anthroposophie, ce sont les cristallisations de Pcheiffer : une macle est un groupement de cristaux. D'ailleurs, lorsque l'on parle de cristaux de neige, il s'agit en réalité des macles d'eau, parce que chaque corps ne cristallise que dans une, deux ou trois formes, au plus. Par contre, les groupements de cristaux ont des formes infiniment variées. C'est la forme de la molécule qui détermine le cristal, et ensuite ce sont les micro-courants électriques qui déterminent la forme des macles. Les éléments microscopiques de chaque cristal de neige représentent vraiment le cristal d'eau.

Dans une solution, on met à cristalliser les corps qui forment de longues aiguilles, par exemple, l'acétate d'ammonium. Si on ajoute une goutte d'impureté, la macle va changer de forme, ce qui permet des diagnostics très intéressants et des observations sur les interférences des molécules. Or, cette découverte n'est pas de Steiner. Nous la devons à un médecin de montagne, en Suisse, qui avait observé qu'en entrant dans la chambre de ses malades, il pouvait faire le diagnostic par la forme des cristaux de neige sur les vitres. La forme des cristaux des fleurs de glace est déterminée par la forme des micro-courants électriques produits par le frottement de l'air à l'extérieur, sur la vitre. Cela oriente la cristallisation et donne forme à des macles particulières.

Donc, un malade qui exhale de l'acétone fera se déposer sur la vitre ces effluves d'acétone, et la cristallisation prendra une toute autre forme car cette acétone modifiera les micro-courants électriques sur la vitre et donc les fleurs de glace. Le médecin qui avait fait cette observation l'a répétée à Pcheiffer qui, n'ayant pas d'argent pour se monter un laboratoire, est allé trouver les anthroposophes. Ceux-ci lui ont prêté de quoi financer son laboratoire, à la condition qu'il laisse croire que les forces éthériques organisaient les cristaux, alors qu'il savait très bien que c'était en fait l'oeuvre des micro-courants électriques.

Comme on le voit, il est bon de se méfier des conglomérats religieux. Remarquons à ce sujet, que les mormons prétendent que l'Évangile aurait été trouvé sous une pierre, en Amérique, (ce qui est, en fait, du refoulement psychologique), car les Américains voulaient avoir une religion à eux. Or, c'est un prêtre défroqué qui racontait cette histoire dans un roman, et le fondateur des Mormons en a fait une religion. Il se fait donc des cristallisations autour de peu de choses !

D
Naissance du Catholicisme romain
par amalgame de la religion chrétienne
et de la religion romaine


Avant les moyens modernes de communication, les idées qui venaient de loin se diffusaient surtout par la navigation. C'est pourquoi les pays aux longues côtes découpées sont devenus plus rapidement et profondément chrétiens : l'Italie, la Bretagne et aussi la Cornouailles. Cette dernière, d'après la tradition aurait été christianisée par Joseph d'Arimathie, celui qui avait donné le terrain du tombeau du Christ, car il aurait été commerçant en étain, en un temps où les mines étaient en Cornouailles. L'Église celte bretonne serait une continuation de cette église de Cornouailles qui aurait évangélisé en Bretagne bien avant l'Église romaine.

Par contre, l'intérieur du continent européen résista plus longtemps à la pénétration du Christianisme, et plus encore à celle du Catholicisme romain. La doctrine d'Arius, qui considérait le Christ comme un homme qui possédait des pouvoirs magiques, y persista jusque vers l'an 600, alors qu'elle avait été condamnée en 325 au concile de Nicée, sur l'instigation de l'empereur Constantin. Puis ce furent Calvin et Luther, qui s'acharnèrent à soustraire leur pays à l'autorité religieuse de Rome ; plus tard le "Kulturkampf " de Bismarck, gigantesque opération, aux ramifications multiples contre l'Église romaine. L'évolution psychologique du coeur de l'Allemagne dans la période qui précéda la deuxième guerre mondiale n'a donc été qu'une continuation de l'influence lointaine du temps où la navigation était le principal vecteur des idéologies nouvelles.

D'une façon comparable, beaucoup d'historiens pensent que si la Belgique est encore coupée en deux par le bilinguisme, c'est une séquelle de ce que, quand Jules César arriva à ce qui est maintenant la frontière linguistique, il se heurta à une forêt que ses troupes ne pouvaient franchir.

C'est un exemple différent qui prouve que les situations actuelles ont souvent des causes géographiques très anciennes, qui ne sont pas évidentes à première vue car, ou elles ont pu disparaître, comme cette forêt flamande, ou perdre de leur importance, comme c'est le cas pour le rôle de la navigation dans la diffusion des idées, depuis les moyens modernes de communication de la pensée.

Madame Alexandra David-Neel, la célèbre exploratrice du Tibet, me disait que "Souverain Pontife " veut dire " Gardien des ponts de la ville de Rome". N'oublions pas que Jules César était aussi "Souverain Pontife ". C'était un des titres des empereurs, ce qui confirme que le Pape est bien plus le continuateur de l'empereur romain, que d'une religion qui, à l'origine, était fondée sur les pouvoirs mentaux particuliers que donne la science des phosphènes ; rudiments possédés à l'époque par les bergers et les mages d'Orient.

La religion romaine était fondée sur la divinisation de l'empereur. C'est la définition même du mot "Apothéose " dans son sens originel. Cette divinisation avait évidemment pour but de renforcer l'autorité militaire de Rome par une autorité morale, sur les populations des pays militairement occupés.

Les Chrétiens pratiquaient plus ou moins le Phosphénisme sans le savoir très clairement, et l'on ne comprenait pas bien la véritable origine de leur pouvoir. Devant la progression des chrétiens qui s'emparaient des leviers de commande de la société romaine, et pour sauver l'empire romain de la colonisation complète par ces nouveaux arrivants, l'empereur Constantin eut l'idée géniale de fusionner les deux religions chrétienne et romaine.

Au concile de Nicée, après six mois de conflit avec les évêques, en déportant ceux qui refusaient de voter dans ce sens, les faisant remplacer par ses préfets (voir les références à ce sujet, dans Du moulin à prière à la dynamo spirituelle tome II, IV - Napoléon, deuxième fils de Dieu, frère cadet du Christ romanisé.), l'empereur fit reconnaître une différence de nature entre le Christ et nous, c'est-à-dire que ce dernier est divin alors que nous ne le sommes pas. Pourtant, lorsqu'au procès du Christ, on lui reproche de s'être fait fils de Dieu, il réplique que dans la Bible il est écrit que nous sommes tous des fils de Dieu, ceci dans le sens de la salutation des hindous qui s'inclinent pour vénérer l'étincelle éternelle qui est en quiconque. Or, je le rappelle, tout le haut clergé jusqu'en 325 et une grande partie du peuple chrétien d'Europe jusqu'en 600 environ, considéraient le Christ comme un homme qui possédait des pouvoirs magiques (grande Encyclopédie, rubrique "Arianisme ").

N'oublions pas que le peuple israélite fut déporté à Babylone pendant la captivité qui dura de 587 à 539 avant Jésus-Christ. Babylone faisait alors partie des régions zoroastriennes, régions qui étaient en avance parce qu'en Iran, nous l'avons dit, le pétrole coulait alors de source, ce qui avait donné aux peuples de ces régions de grandes facilités, depuis les temps préhistoriques, pour avoir l'occasion de prier en fixant une flamme. En quarante-huit ans, bien des échanges culturels avaient certainement eu lieu, ce qui a permis aux israélites de se perfectionner dans cette science des phosphènes, qui était plus familière à leurs geôliers qu'à eux. Ceci fut la source à laquelle la civilisation israélite puisa cette science des phosphènes.

"Nos ancêtres les Gaulois… "

Nous pouvons donner bien d'autres preuves de ce que la vraie source du Christianisme nous a été cachée, afin que sa puissance soit canalisée vers un seul but : la prolongation de l'Empire judéo-romain. Ainsi, comme premier exemple bien connu, nous rappelons qu'en France, les diocèses correspondent aux anciennes circonscriptions administratives de l'Empire romain.

Et encore : reléguée au jardin d'Acclimatation, à Paris, parmi les fauves et les amusettes, il y a, sur la gauche en entrant, une exposition permanente sur les Gaulois. On y voit, non sans stupéfaction, je l'avoue, des instruments de jardinage authentiques que l'on croirait presque sortis, la veille, d'un grand magasin parisien. Leur tissage, leur teinturerie étaient fort avancés aussi.

Or, que nous apprenait-on au lycée ? Que les Gaulois n'étaient que de pauvres sauvages, juste bons à s'enfumer dans leurs huttes. Mais nous sortions de classe pour aller au catéchisme et nous y apprenions que l'histoire des israélites était une histoire (spécialement) " Sainte ". Oui, " l'Histoire Sainte " de notre jeunesse, c'est celle de Jacob, Isaac et la suite !!!
Comme méthode de colonisation par lavage de cerveau dès l'enfance, on ne fait pas mieux.

En voici un autre exemple :
Quand j'étais jeune, le catéchisme avait lieu dans le lycée, car la tension entre l'école publique et le clergé n'était pas aussi grande que lorsque, plus tard, j'étais médecin d'hygiène scolaire. J'ai fait ma première communion. Je me souviens que dans ces âges, j'ai été stupéfait, choqué et presque indigné d'apprendre que le gouvernement du pays s'était permis de créer un baptême, une cérémonie de mariage qui n'étaient pas catholiques, ni même chrétiens. Ce sentiment en France était général. C'est en jouant sur ce réflexe, conditionné depuis presque deux mille ans, que les Romains ont réussi à faire battre une fois de plus entre eux les pays d'Europe centrale et occidentale ; comme Jules César, qui a gagné la bataille d'Alésia, non pas avec des troupes romaines, comme on le croit souvent, mais grâce à des mercenaires germains.

Durant mon adolescence, un embryon de religion avait pris en Europe centrale une telle ampleur populaire que la continuité de l'Empire romain sous couvert de l'Église romaine était en péril. Voici probablement la cause la plus profonde de la guerre de 1939.

Pourtant, il y avait dans cet effort vers un retour à la vraie source des religions des éléments fort intéressants.
Ainsi, un Allemand chez qui j'ai séjourné, il y a quelques années me disait, que durant cette période, on avait ressuscité une vieille coutume germanique. Pour certaines fêtes, on fabriquait une grande roue sur toute la jante de laquelle des bottes de foin étaient attachées. On l'enflammait en haut d'une colline, puis on lui faisait dévaler la pente. Il y avait bien dans cette fête le germe de l'utilisation du " phosphène tournant ", comme je l'ai développé dans le livre Du moulin à prière à la dynamo spirituelle, ou la machine à faire monter Kundalini.

Tous les efforts pour échapper à l'emprise des continuateurs de l'Empire romain ont échoué, parce que pour leur échapper, il aurait d'abord fallu comprendre la force originelle de l'élan chrétien : la pratique de la prière associée à la fixation du soleil, qui provoque un mixage phosphénique grâce à la présence du co-phosphène que seules des expériences phosphéniques délicates peuvent faire apparaître. Cette pratique transforme donc l'énergie de la lumière en énergie mentale et nous ouvre les portes du monde habituellement invisible.

La dictature sournoise des Jésuites.

Cette colonisation continue pour les adultes sans que même les plus anticléricaux s'en rendent compte :
Il n'est pas besoin, pour l'Église, de crises bruyantes et désordonnées, comme celle de mai 1968, pour s'imposer ; genre de crises superficielles, qui en fin de compte ne débouchent sur rien.

Elle se contente de placer les anciens élèves de Jésuites à l'École Polytechnique, d'où sort l'élite de nos officiers. Plus encore que s'ils portaient la robe, ils restent tout dévoués à l'ordre, dont on connaît la célèbre doctrine : "Perinde ac cadaver " (Obéir comme un cadavre).

Quel que soit le gouvernement, il ne peut rien faire sans son armée. Alors, que celui-ci soit de droite ou de gauche, la France n'a qu'à bien se tenir et obéir aux ordres sournois et silencieux qui viennent des milieux ecclésiastiques étrangers.

Les Jésuites écrasent dans le germe toutes les recherches scientifiques qui risquent de contredire même l'Ancien Testament.

Dans Lourdes et l'Illusion par Thérèse et Guy Valot, librairie de la Nouvelle Faculté, 30 rue des Saints Pères ; 1969), nous lisons p. 208, que " pour réussir (à être nommé professeur à la Faculté de Médecine), il faut maintenant la recommandation de l'évêché comme au Moyen Âge ".

En effet, le médecin étant en contact avec le peuple et devant y jouer un rôle plus théâtral que réellement scientifique, il pourra y continuer le jeu de l'Empire romain, aujourd'hui sommairement déguisé en Église. Par contre, les vrais scientifiques risquant de démasquer cette colonisation par religion manipulée dans ce sens, il en a fallu le moins possible à la France.

Napoléon, un Italien qui avait menti d'un an sur sa date de naissance pour pouvoir entrer à l'École de guerre française, aussitôt au pouvoir, n'a eu qu'une obsession : renforcer en France la colonisation romaine en se faisant couronner par le Pape, continuateur de Jules César en tant que souverain pontife, c'est-à-dire, il faut le répéter, gardien des ponts de la ville de Rome. Puis il s'est acharné à détruire l'Église gallicane que les rois soutenaient contre l'Église romaine. Enfin, il a imposé le latin dans les lycées, pour que les petits descendants des Gaulois s'imprègnent de l'idée qu'ils n'étaient que peu de chose auprès des anciennes troupes romaines de colonisation.

Le temps consacré au latin, au lycée, était de huit heures par semaine au moins et, de plus, presque toutes les soirées étaient consacrées aux thèmes et versions latines ; alors que deux heures par semaine, seulement, étaient consacrées aux sciences naturelles et qu'il n'y avait pas de devoirs à la maison pour cette matière.

Bien entendu, l'adolescent de bonne famille n'avait pas le droit de faire valoir son point de vue.

La psychose de l'aristocratie intellectuelle faisait des études du latin, le fondement de la culture.

En fait, la Révolution française n'a rejeté de la religion catholique que le bon côté : les pratiques, comme la prière qui, par le rythme, organise le cerveau ; la confession qui oblige à la précéder d'un examen de conscience, dont même les communistes avec leur " autocritique " ne peuvent se passer, et d'autres rites qui ont une base physiologique et cosmique.

Par sa sauvagerie sanguinaire, la Révolution française a provoqué une réaction exactement en sens opposé du but qu'elle poursuivait. Le succès de l'affaire Lourdes, dès le début, fut certainement dû en partie à ce qu'elle arrivait à temps pour être le germe de cristallisation de tous les écoeurements consécutifs à une révolution dont la condition d'un succès stable et définitif aurait été qu'elle se fasse par la non-violence.

Combien de révolutions plus profondes, dans les consciences et dans les moeurs ou les structures sociales, se déroulent maintenant presque sans que nous n'y prenions garde, sous la seule pression de la diffusion d'incessantes découvertes techniques. On pourrait développer en un gros volume cette constatation.

La Révolution française nous a au contraire fait tomber davantage sous la coupe de la politique de Rome, dont le but premier était de faire battre le plus souvent possible la France et l'Allemagne, pour que son autorité en Europe reste dominante.

N'allez pas prendre cela pour une plaisanterie. Réfléchissez plutôt au rôle qu'a joué l'affaire de Lourdes dans le déclenchement de la guerre de 1870.

L'enthousiasme de la foule pour les guérisons miraculeuses attribuables à l'eau de la grotte provint, au début, d'un médecin en mal de clientèle et d'un malade complice. Les détails de cette opération psychologique sont mentionnés dans le livre de Valot cité ci-dessus ; et même l'abbé Laurentin le reconnaît dans un de ses ouvrages : un ouvrier momentanément borgne, par la suite d'un éclat de pierre, portant alors un bandeau sur l'oeil, se rendit à la source, s'y lava l'oeil et revint sans son bandeau en criant qu'il était guéri, faisant faire le constat par ce médecin, d'où la foule conclut à la hâte qu'un aveugle avait retrouvé la vue. Mais la ruse était trop grosse et elle aurait échoué si Eugénie de Montijo, la femme espagnole de Napoléon III, catholique fanatique, ne s'était fait envoyer un peu d'eau de Lourdes dans une fiole, puis n'avait prétendu que cette eau avait guéri son enfant d'une petite angine. Dès lors, c'est l'Empereur qui protégea le développement des pèlerinages à Lourdes en faisant lever les interdits locaux. En fin de compte, c'est Eugénie de Montijo qui lança Lourdes.

Réciproquement, son prestige auprès de l'Empereur et du peuple français en fut augmenté.
Or, Bismarck, jusqu'à sa visite en France, était fort francophile et se serait bien entendu, avec Napoléon III.
Mais Eugénie de Montijo, d'un catholicisme espagnol, donc particulièrement sectaire et fanatique, ne voulait pas de cela parce que les Prussiens étaient protestants.

Elle fit donc une scène à Bismarck en public, lors de sa visite à l'Empereur. "N'y faites pas attention, ma femme est hystérique ", c'est une phrase que bien des maris ont dû prononcer. Mais dans la bouche d'un empereur, c'était plus difficile, surtout à propos d'une femme qui avait su si habilement s'assurer du prestige en achevant de lancer l'affaire de Lourdes, pour augmenter l'emprise du catholicisme romain sur la France. Là, le calcul politico-religieux était trop clair pour qu'il soit possible de glisser discrètement dans l'oreille de Bismarck qu'il ne s'agissait que d'une crise de nerfs féminine sans importance.
C'est à cause de cela que Bismarck qui, nous l'avons rappelé, était l'homme du Kulturkampf, c'est-à-dire du combat contre l'Église romaine, repartit convaincu que l'emprise de cette dernière sur la France était trop forte, rendant toute entente impossible.

Dès lors, la guerre de 1870 était fatale. Les incidents comme celui de la dépêche d'Ems n'ont été que des prétextes.

La façon dont s'est terminée la guerre de 1870 entraîna l'esprit de revanche qui conduisit à la guerre de 1914-1918. Ainsi, l'exploitation par les successeurs des Empereurs romains, des intéressantes visions phosphéniques de Bernadette Soubirous a pesé en mal sur l'évolution de la civilisation humaine.

Il ne faut pas croire que les autres pays d'Europe échappèrent à cette dictature sournoise, souvent en se cachant derrière un homme de paille. Ainsi, Hitler n'était pas quelqu'un de bien intelligent : exemple en est qu'il n'avait aucun goût pour les sciences quand il était enfant. Qui organisa sous son couvert le génocide des israélites ? Ce fut Himmler et Heidrich, deux anciens élèves sectaires des Jésuites, qui voulurent ainsi augmenter la proportion des Catholiques en Allemagne. Ce sont eux qui menèrent par-derrière la barque hitlérienne, pendant que le fantoche vociférait à la radio sans essayer de comprendre ce qui se passait dans son dos, ce qui l'a conduit à sa perte.

Après avoir lu quelque peu en classe de philosophie sur le Darwinisme et l'Évolutionnisme, j'avais été tellement enthousiasmé que j'avais décidé de faire carrière dans les sciences naturelles pour continuer des recherches dans ce sens. Mais les Jésuites veillaient : pas question de risquer un deuxième Darwin qui contredirait encore l'Ancien Testament et le Créationnisme. Une famille de professeurs à la Faculté de Médecine, élevée chez les Jésuites depuis plusieurs générations, monta un véritable complot, me noyant dans des mensonges et des pressions ininterrompus. Le professeur Eugène Olivier, professeur d'anatomie, principalement, jusqu'à ce que j'aie été aiguillé complètement de travers pour la vie.

Son fils, Claude Olivier, surtout, m'appliqua sans pitié la doctrine du "Périndé ac cadaver" (Obéir comme un cadavre, première règle des Jésuites), grâce à l'ascendant que sa famille avait sur mon malheureux père, débilité nerveusement par la dysenterie amibienne qu'il avait contractée sur le front en 1914-1918 et dont on ne connaissait pas la forme chronique alors. Il n'était donc pas question de désobéir à leurs ordres. Et ils ne surent qu'écraser de leur mépris hautain mes travaux personnels parce qu'ils risquaient de déranger l'Ordre Jésuite, craignant par-dessus tout que si je devenais naturaliste, je continue la lignée des évolutionnistes, risquant ainsi de contredire la Bible.